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Shanghai : le ciel pour limite

Julien Hirsinger
08/10/2019

Une tour, deux tours, trois tours : aujourd’hui, on compte déjà une vingtaine de gratte-ciels au-delà des 250 mètres à Shanghai qui reste, plus que jamais, le symbole et le coeur de la croissance chinoise.


Oubliez Pékin et les soldats en terre cuite de Xi’an. Ceux qui se rendent à Shanghai pour plonger dans l’intrigante histoire de l’empire du Milieu en seront pour leurs frais : la ville n’était après tout qu’un modeste port de pêche et de commerce lorsque s’installèrent, au milieu du XIXe siècle, les concessions étrangères (britannique, française et américaine) qui firent véritablement décoller la Perle de l’Orient.
L’occupation japonaise, puis la victoire des troupes de Mao Zedong en 1949 portèrent un coup d’arrêt brutal à cette ferveur. Mais les réformes économiques menées à partir de la fin des années 1980 allaient subitement ressusciter l’effervescence, Shanghai devenant ainsi la tête de pont de cette nouvelle « société de prospérité modérée » au taux de croissance annuel à deux chiffres planifiée par les dirigeants chinois. Rien d’étonnant si le gabarit explose depuis lors : en trente ans, la population a doublé, passant de 12 à 24 millions d’habitants, et même 70 millions en tenant compte de l’agglomération !

Dans le même temps, la courbe de la présence étrangère suivait une pente ascendante plus raide encore, même si les volumes en jeu étaient évidemment plus modestes. Selon le bureau des statistiques de Shanghai, le nombre d’étrangers implantés dans la ville est ainsi passé de 44 000 en 2000 à 163 000 en 2018.
Dans la ventilation par nationalités, les pays voisins (Japon, Corée) et le géant américain arrivent évidemment en tête, mais la France est juste derrière, avec près de 8 600 ressortissants exilés sur les bords du Huangpu, pour participer à une nouvelle ruée vers l’or qui se déroule dans un cadre beaucoup plus urbain que celle de l’American River ou du Klondike. Car il devient de plus en plus difficile de traquer les enseignements frugaux du Petit Livre rouge dans cette ville envahie chaque année un peu plus par les écrans publicitaires, les méga malls de luxe et les condominiums nantis. Les palaces, aussi.

À Shanghai, le temps de la pénurie d’hébergements semble bel et bien révolu. « Plus de 1 500 résultats » : voici, désormais, ce que vous verrez s’afficher sur l’écran si vous cherchez un hôtel à Shanghai sur Agoda, l’agence de voyages en ligne la plus utilisée en Asie. Et le haut de gamme tient désormais le haut du pavé : dans la catégorie cinq étoiles, on s’apprête même à dépasser les 300 unités ! Dans ce magma en fusion, difficile de faire un choix... On s’y essaie quand même. Bon voyage.
 
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