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Saint-Pétersbourg : du nouveau sur la Neva

David Keller
11/03/2019

Ville des tsars et foyer de la révolution d'Octobre, Saint-Pétersbourg (SPB pour les intimes) continue d'assumer ses paradoxes. Aux abords de l'Ermitage, le long de la perspective Nevski, les incubateurs NTIC sont les nouveaux pôles d'avenir de la 2e ville de Russie.


Le nouveau toit de l'Europe

Depuis l'été 2018, le toit de l'Europe se trouve à Saint-Pétersbourg : le Lakhta Center élève sa silhouette effilée et torsadée et son sommet en pointe à 462m au-dessus du sol. Courant 2019, le building multi-fonctionnel accueillera le nouveau siège de Gazprom et ses 8000 employés sur les deux tiers de ses 87 étages. Suivront, notamment, une salle de concert, un restaurant panoramique, un centre éducatif et scientifique. 

Située au nord-ouest de Saint-Pétersbourg, la tour se détache à l'horizon d'une façon d'autant plus impressionnante qu'elle se trouve dans un quartier en devenir, comme isolée sur une bande de terre qui l'amène au pied de la mer Baltique, qui se reflète dans ses 16 500 vitres. Elle est sans aucun doute un symbole des ambitions du nouveau SPB. 

Pulkovo en plein décollage

Saint-Pétersbourg : du nouveau sur la Neva
L'aéroport de Pulkovo, qui place Saint-Pétersbourg à 2 à 5 heures des grandes capitales européennes, a clos l'année 2018 sur un record de fréquentation : plus de 18 millions de passagers (+12% vs. 2017). Malgré sa profonde rénovation, comprenant l'inauguration d'un nouveau terminal en 2014, le scénario d'un agrandissement continue d'être défendu par certains.
Pulkovo enrichit son réseau avec l'ouverture de nouvelles liaisons en Europe et en Asie, parmi lesquelles Milan, Istanbul, Londres (via Pobeba, la low-cost d'Aeroflot) et Navoï en Ouzbekistan (via Ural Airlines). 

Mer et culture à quelques encablures

Saint-Pétersbourg : du nouveau sur la Neva
Une ancienne usine de câbles construite par Siemens en 1879, au bord de la mer Baltique, à l'une des extrémités de l'île Vassilievski mais à quelques stations de métro de l'hypercentre : bienvenue au port de Sevkabel.

Pas moins de 15 hectares de friches vont accueillir, au fil des 2 prochaines années, des équipements sportifs (incluant une patinoire déjà ouverte, dont la surface est comme une prolongation sur terre de la mer), des espaces culturels (dont un musée consacré à l'exploration et à la recherche dans l'Arctique), une plage et une promenade en front de mer, toujours dans une volonté de mettre l'eau (celle de la mer, de la Neva, des canaux) au coeur du dispositif. 

Smolny et Liteyny

Saint-Pétersbourg : du nouveau sur la Neva
Aussi bien pour leurs clubs et leurs restos que pour leurs bars, les quartiers contigus de Smolny et Liteyny se sont imposés ces dernières années comme The place to be du SPB nocturne. 
Dans cette nébuleuse qui brille toute la nuit, la rue Rubinstein, perpendiculaire à la perspective Nesky, est une constellation d'endroits animés, divers, peuplés de Pétersbourgeois noctambules et d'une importante clientèle internationale, trop heureuse de profiter du sens de la fête des locaux et des prix raisonnables des consommations. On a adoré l'ambiance du bar-resto israélien Bekitzer et les cocktails du franchement festif Dead Poets Bar.

100 millions de pixels

Saint-Pétersbourg : du nouveau sur la Neva
Situé sur le canal Obvodny dans un ancien bâtiment de stockage de gaz vieux de 150 ans, le Planetarium n°1 porte bien son nom. A son ouverture en décembre 2017, il a en effet subtilisé le titre de "plus grand dôme du monde" à celui de Nagoya, avec 37m de diamètre. 
Son écran de projection est ceinturé par 40 projecteurs pour une résolution de 100 millions de pixels. 

Plaisirs de table

Saint-Pétersbourg : du nouveau sur la Neva
Depuis 2 ou 3 ans, la gastronomie est devenue un argument touristique de premier ordre à Saint-Pétersbourg. Il est vrai que le secteur est dynamique et les jeunes chefs inspirés.
Parmi les 5000 établissements que compte la ville, deux types d'établissements valent vraiment le détour. D'abord, ces petits restaurants traditionnels, typiquement pétersbourgeois, parfois en sous-sol, qui ressemblent à des maisons de poupée du XIXe siècle. Leur charme suranné est irrésistible et, dans les meilleurs d'entre eux, la cuisine traditionnelle a subi un sérieux upload. Citons le Katyusha et le Sadko

Les "bistronomiques", quant à eux, ont peu à envier au look branché - épure zen ou baroque borderline - de leurs alter ego londoniens ou new-yorkais. Certes, l'omniprésence des tartares, carpaccios et autres ceviches peut agacer, mais leurs déclinaisons sont infinies et ils sont des produits d'appel pour des cartes bien plus inventives qui, divine surprise et suprême audace, réinterprètent la betterave ou le hareng de babouchka. Le Kokoko et le Hamlet+Jack nous ont enchantés. 
 
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