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Rencontre : Olivier Benoit (vice-président Air d'Advito)

La rédaction
11/06/2019

Quelles règles les entreprises appliquent-elles concernant l'accès aux différentes classes de voyage ? Éléments de réponse avec Olivier Benoit, vice-président Air d'Advito (filiale conseil de BCD Travel).


- Quels sont les secteurs d'activité les plus et les moins restrictifs en matière d'accès à la classe affaires

Olivier Benoit : La règle générale, c'est que l'accès à la classe affaires est directement lié au taux de marge. Dans les secteurs à forte valeur ajoutée, comme la banque, la pharmacie, l'audit ou les NTIC ; la classe affaires est un standard, au moins pour les vols de plus de six heures. En revanche, dans les industries « traditionnelles » ou dans le BTP, c'est beaucoup plus restrictif, même s'il y a évidemment des variations selon le niveau hiérarchique, la durée du vol, la fréquence ou encore l'objet de la mission. Il sera plus facile d'accéder à l'avant de l'appareil pour un événement professionnel ou un voyage de prospection que pour un meeting interne ou une formation. Mais attention : en multipliant les critères, on risque toujours de créer des usines à gaz. La grande difficulté, pour une politique voyages, c'est de pouvoir générer des économies tout en restant lisible et efficace.


- Ces politiques sont-elles gravées dans le marbre ou existe-t-il une certaine marge de manœuvre pour le voyageur ?

Olivier Benoit : Bien sûr, il y a toujours un moyen pour lui de solliciter une faveur, que ce soit pour une raison médicale (un problème de dos, par exemple) ou une question de mérite, mais cela pose évidemment un problème d'équité vis-à-vis des autres voyageurs. Et puis le système de validation est souvent suffisamment verrouillé pour dissuader les demandes...


- L'essor des services additionnels peut-il permettre aux voyageurs d'échapper à la rigidité de la politique voyages ?

Olivier Benoit : Les entreprises sont méfiantes vis-à-vis des services additionnels. Certaines les autorisent avec un montant capé (100 € pour un vol long-courrier pour accès à un « siège plus » ou à un lounge, par exemple). Mais la plupart des acheteurs et travel managers restent vigilants car ce sont des sources de coûts non maîtrisables, d'autant plus qu'avec l'essor de la NDC, les compagnies « poussent » de plus en plus ces services auprès des voyageurs. Et ça marche : alors que la vente de services additionnels ne représentait que 1 ou 2 % des revenus des compagnies, cela peut monter jusqu'à 15 % aujourd'hui.


- La première classe est-elle présente dans les politiques voyages ?

Olivier Benoit : Généralement, quand elle est présente, c'est pour rappeler qu'on n'y a pas accès ! Après, il peut bien sûr y avoir quelques exceptions, pour certains membres du board ou pour des invités notamment.

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