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Belgrade : le jour et la nuit

06/03/2020

Fini le purgatoire : Belgrade bénéfi cie depuis peu d’une nouvelle aura, qui attire aussi bien les papillons de nuit que les amateurs d’art et d’histoire européenne.


«Nouveau Berlin », « Barcelone des Balkans », « reine européenne de la nuit » : depuis quelques mois, il pleut des surnoms et des superlatifs pour entourer de rouge le nom de « Belgrade » sur la carte de l’hédonisme. Un retour en grâce – et en fanfare – pour la capitale serbe, qui avait plus ou moins disparu des radars médiatiques depuis l’orée du millénaire et les derniers soubresauts des guerres de Yougoslavie. Pour ressentir cette nouvelle vibe belgradoise, il suffit d’arpenter, la nuit venue, les bords de la Save ou les ruelles du quartier industriel de Dorcol, où se sont installés, dans toute la diversité de la palette, des plus flashy aux plus underground, ces lieux électriques qui vous construisent une réputation nocturne. Mais il arrive que le soleil se lève, à Belgrade comme ailleurs. Et il n’y a pas que des ouvertures de boîtes ou de bars flottants pour alimenter la chronique et attirer l’attention du monde sur le renouveau de la « ville blanche ». Sur le terrain culturel, Belgrade frappe aussi les trois coups, profitant successivement de la réouverture de son musée d’Art contemporain, de son légendaire Musée national et de l’inauguration – par étapes – de la nouvelle église Saint-Sava.

Croisée des chemins

Belgrade : le jour et la nuit
Belgrade est à la mode, donc, et ce n’est pas par hasard qu’Air France a remis en route sa liaison depuis Paris en mars 2019. Mais la compagnie nationale n’est pas la seule à porter un regard intéressé sur le potentiel de la capitale serbe. 

La preuve : en cinq ans, le trafic passagers de l’aéroport Nikola Tesla a augmenté de près de 67 % et Vinci Airports, qui a acquis ses droits d’exploitation en 2017, compte bien tripler le trafic d’ici six ans pour le porter à 15 millions de passagers. Une certitude : ce n’est pas la première fois que Belgrade verra débarquer des étrangers... Car cette ville frontière entre la péninsule des Balkans et la plaine de Pannonie qui borde l’Europe de l’Est a toujours été un point de passage majeur ; un abcès de fixation aussi, avec un nombre incalculable de destructions et de reconstructions entre les passages plus ou moins pacifiques des Romains, des Huns, des Sarmates, des Goths, des Gépides, des Avars, des Ottomans, des Bulgares, des Hongrois, des Allemands, des Autrichiens ou de toute autre puissance qui a été un jour amenée à dominer – ou simplement à convoiter – la ville. C’est heureusement à une toute autre invasion que Belgrade se prépare aujourd’hui, avec bagages mais sans les armes !
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