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Aérien : nouveaux départs

Philippe Charollois
06/05/2019

Malgré d'inévitables turbulences, le transport aérien est en grande forme sur la planète. La France n'échappe pas au mouvement et, cette année encore, de nombreuses compagnies aériennes vont prendre le risque d'ouvrir de nouvelle lignes pour relier l'Hexagone au reste du monde.


Comme chaque année, les responsables planification ont cogité pour trouver les nouvelles dessertes qui vont enrichir l’offre de leur compagnie au départ de France. L’équation est complexe à résoudre : elle implique d’étudier les attentes des passagers comme la concurrence, tout en tenant compte des efforts de séduction des aéroports qui cherchent eux aussi à développer leur trafic.

Pour minimiser les risques, une séquence modèle s’est imposée : ouverture test en haute saison, pérennisation sur l’année en cas de succès et augmentation des fréquences l’année suivante si l’opportunité se présente. La partie n’est pourtant jamais gagnée : British Airways, qui pensait séduire les voyageurs d’affaires amateurs d’embarquements plus calmes que ceux des hubs, vient d’annoncer la fermeture de la ligne reliant Orly à London City.

Malgré d’autres mésaventures de ce genre, le transport aérien mondial se porte bien. Sur le plan international pour commencer : l’année 2018 a battu un nouveau record de trafic avec 4,3 milliards de passagers transportés, contre 4,1 milliards de passagers en 2017, soit une hausse de 6,1 %, selon les données collectées par l’OACI. Au total, 37 millions de vols ont été effectués l’an passé, et ce chiffre devrait doubler à l’horizon 2030.

Mais cette croissance mondiale concerne aussi l’Hexagone. D’après les résultats de la dernière enquête annuelle de l’Union des aéroports français (UAF), le trafic français a même franchi pour la première fois la barre des 200 millions de passagers en 2018, avec une progression de 4,8 % par rapport à l’an dernier. Ces résultats confirment la tendance de l’an dernier (+ 5 % en 2017) et de la dernière décennie (+ 30 % de 2008 à 2018).

Il est cependant à souligner que la croissance est moins élevée que pour l’ensemble des pays de l’Union européenne, où le trafic a progressé en moyenne de 5,4 % en 2018.
 

 


Le low cost booste les régions

Aérien : nouveaux départs
Les flux internationaux sont devenus les principaux moteurs de cette croissance : alors qu’ils ne représentaient que 48,8 % du trafic au départ de métropole en 1994, ils en captent désormais 73 % !

Autre fait notable : cet essor du trafic international ne concerne plus seulement la plateforme parisienne. Si celle-ci continue à mobiliser plus de la moitié du trafic passagers global (51 % en 2018), sa part s’amenuise au profit des « grands aéroports régionaux » (ceux qui accueillent plus de cinq millions de passagers) où se réalise désormais près du tiers du trafic, avec une orientation « internationale » de plus en plus marquée.

Les compagnies low cost ont largement participé à cette évolution. Si leur part de marché est d’environ 30 % sur l’ensemble des aéroports métropolitains, elle grimpe à 46 % dans les aéroports régionaux.

Mieux : c’est à ces compagnies que l’on doit près des trois quarts (73,41 %) de la croissance du trafic dans les aéroports régionaux. Et les voyageurs professionnels, à qui les compagnies low cost font de plus en plus les yeux doux, n’échappent pas à cette tendance de fond.

 
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